La Brée-les-Bains - N°181 - Mars/Avril 2023

Elle a quitté la région parisienne pour La Brée, sans regrets

Stéphanie Khiate, la secrétaire générale de la mairie depuis mars 2021, a tout plaqué pour s’installer à La Brée avec sa famille. Un projet de vie né de la crise Covid.

«Il n’était pas du tout écrit qu’un jour je m’installerais à Oléron ! », lâche tout de go la jeune femme de 46 ans, ex-directrice pendant quinze années du service prévention et petite enfance de la ville de Sevran en Seine-Saint-Denis. Comme pour d’autres habitants des métropoles et des grandes villes, la crise sanitaire a changé la donne de la famille Khiate.

De l’île d’Oléron, elle n’en connaissait que son côté carte postale, à la faveur de quelques escapades estivales. « Quand on vient là en vacances, on se dit que les gens ont de la chance de vivre sur cette île aux paysages si différents entre le sud et le nord, mais c’est autre chose que de se projeter dans une nouvelle vie à Oléron pour des Parisiens en activité habitués à la surconsom­mation, même de la culture », commente Stéphanie Khiate. 

Résident d’une cité de 55 000 habitants, le couple recherchait un autre cadre de vie et si possible proche des parents de la mère de famille qui vivent à quelques encablures de Saint-Jean-d’Angély, au nord du département. « Cette crise du Covid m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses, et notamment de la nécessité de se rapprocher de nos anciens », souffle dans un large sourire la secrétaire territoriale.

De directrice des services à secrétaire générale

Alors elle active une veille d’offres d’emplois publics dans la Charente-Maritime. En début d’année 2021, la mairie de La Brée recherchait sa secrétaire générale, le pendant d’une directrice générale des services pour des strates de communes plus fournies en habitants. Elle postule. « Je gérais un service avec un budget de 5 millions d’euros, j’ai créé trois crèches, deux relais petite enfance, mais il me manquait un volet généraliste pour mettre mes compétences au service d’une collectivité à taille humaine », précise Stéphanie Khiate. Son nouveau projet, à la fois professionnel et de vie pour elle et sa famille, prend alors son envol.

Une fois le choix de l’équipe municipale de La Brée acté, d’autres s’en imposent au couple, selon un ordre mûrement réfléchi. Trouver un logement, se séparer de l’actuel, encaisser une perte de salaire pour le couple, trouver un lycée pour l’aînée, vendre le second véhicule... « Et même de la trottinette électrique, car ici c’est superflu, on a la nature à la porte de la maison ! Quel gain en terme de vie quotidienne », se réjouit la jeune femme.

Fin de l’anonymat

Deux ans après leur arrivée, les premiers constats s’imposent. « Ici, nous ne sommes pas des inconnus, pas plus que ne le sont nos voisins et les gens que l’on rencontre, c’est paradoxalement ce que nous sommes venus chercher sur ce territoire aussi grand que Sevran par sa superficie mais avec une densité de population beaucoup plus petite, et on l’a trouvé. » Et de poursuivre.

« S’il nous arrivait quelque chose, on peut s’occuper de nous, il n’y a pas d’anonymat comme à Paris », pointe Stéphanie Khiate, pour le plus grand plaisir d’une maman heureuse de voir son fils pouvoir sortir avec ses copains, sans avoir à se préoccuper de tout ce qu’il faut mettre en branle en terme de transport en pareille situation. Une autre vie à tout point de vue.

« Cette crise du Covid nous a ramenés à des valeurs plus terre à terre, c’est peut être une vision archaïque mais je l’assume, car c’est sans regrets », assure la secrétaire territoriale.

Photo : Stéphanie Khiate n’est plus parisienne.

 

 

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