Saint-Georges-d'Oléron - N°112 - Septembre/Octobre 2011

Campeurs isolés : 40 ans de combat

 

Cet été, l’Association des propriétaires de terrains de loisirs en Oléron (APTLO) fêtait ses 40 ans. L’occasion de rappeler son objectif premier, à savoir la défense des propriétaires campeurs sur terrains de loisirs. 

Cet été, les traditionnelles assemblées générales de l’Association des propriétaires de terrains de loisirs en Oléron (APTLO) revêtaient un caractère particulier. En effet, l’association fêtait ses 40 ans. Son objectif, toujours d’actualité aujourd’hui, est la défense des propriétaires campeurs sur terrains de loisirs contre «les tentatives d’expulsion, de spoliation ou d’interdiction de pratique de vacances familiales, de la part de l’Etat», souligna Michel Jambart, secrétaire de l’association. 

Ce dernier a interpellé le sous-préfet concernant la situation des campeurs en rappelant les différentes étapes de la concertation et surtout les rendez-vous manqués. En décembre 2008, le sous-préfet a mis, en effet, en place une rencontre d’information sur le thème de la pratique du camping sur parcelles privées en Oléron avec les élus et les représentants de la DDE et de la Diren. «Au cours de cette rencontre vous avez proposé une approche concertée et un traitement progressif du problème. Vous avez également mis en avant “la dimension sociale du phénomène et notamment pour les plus anciens”. Enfin, vous avez pris en exemple le cas de la commune de Pénestin dans le Morbihan. Dans notre courrier du 25 octobre 2009 nous vous avons rappelé vos engagements à savoir notre participation aux travaux de la commission. Finalement cela ne fut pas le cas.» L’année 2010 a malheureusement été marquée par la tempête Xynthia qui a retardé les travaux de cette commission. Finalement en décembre 2010, des différents représentants de l’Etat et des élus de l’île se sont réunis pour fixer les objectifs d’actions et les démarches à suivre envers les propriétaires campeurs. Ces directives ont été reprises dans un compte rendu publié par la préfecture en mars 2011. Si un calendrier d’actions a bien été mis en place, toutes les étapes n’ont pas été respectées. Ainsi, l’association regrette que la rencontre avec ses membres et la communication au public prévue en avril 2011 n’aient pas eu lieu. La présentation de la démarche au procureur de la République s’est déroulée, elle, en mai, parallèlement à l’envoi des courriers de mise en demeure. Le deuxième rappel en juin et la mise en œuvre des PV, cet été, ont été réalisés.

De son côté, l’association a réalisé un dossier de propositions qui «nous impose des sacrifices. Ce dossier, reprend Michel Jambart, nous vous l’avons transmis le 2 février 2011 ainsi qu’aux élus de l’île d’Oléron.  Vous nous avez répondu en nous précisant que vous souhaitiez aborder ce dossier en mars avec les élus  avant de nous contacter. Aujourd’hui, nous constatons que mises à part les paroles rien n’est fait au niveau de la participation effective de l’APTLO et de la concertation. Rien, si ce n’est la mise en œuvre de votre plan d’actions répressif et les premiers PV qui apparaissent.» L’association souhaite aujourd’hui connaître les intentions de la préfecture vis-à-vis des propriétaires campeurs sur terrains de loisirs que ce soient les anciens mais aussi les nouveaux. Patrick Moquay, maire de Saint-Pierre et président de la communauté de communes, a, quant à lui, souligné que les directives de la préfecture de mars 2011 «ne sont et ne seront pas appliquées par les élus et ceci, avec le consentement du sous-préfet  préférant la concertation à la méthode coercitive. Il doit y avoir des solutions pour traiter ce problème, par exemple en faisant évoluer la législation. L’application du PPR nécessitera le déplacement de certaines zones mais il n’y aura aucune démarche ou procédure quel que soit le lieu d’application.» De son côté, Eric Proust, maire de Saint-Georges, a réaffirmé son intention de ne pas appliquer de méthode coercitive. Si le sous-préfet n’admet pas le terme «spolier les propriétaires» qui est opposé à sa façon d’être et de travailler, il a précisé que le droit de propriété ne donne pas tous les droits. Par contre, il n’est pas insensible au tourisme social qui est un élément favorable pour l’économie de l’île d’Oléron. En développant le dialogue, il veut toujours favoriser l’écoute et l’échange qui peuvent apporter des solutions aux différentes situations. Une réunion est d’ailleurs prévue à la mi-septembre avec les représentants de l’APTLO et le comité de pilotage afin d’expliquer le pourquoi et le comment du classement de l’île. 

Lors de son assemblée d’août, en présence cette fois de Didier Quentin, député, l’association a repris les piliers fondamentaux de son action. A savoir, entre autres, la conservation de l’existant, la création de parcs résidentiels de loisirs, la relocalisation des campeurs ou bien encore le classement des ensembles de terrains à camper en camping 1 étoile grand confort.

 

Commentaires des internautes
TURCQ Marie France - le 16/10/2014 à 15:26
un propriétaire de camping privé a t'il le droit de nous réclamer 10% de plus sur le reste a payer de l'année de location.en sachant que le contrat rien n'est écris.nous avons était averti par une affiche dans le camping.Et maintenant par lettre recommandée.en sachant que les contrats démarrent fin octobre début novembre en espérant avoir une réponse.
Penz - le 24/10/2014 à 23:06
Campeur isolé sur Dolus depuis 50 ans, sans changement de proprietaire dernierement, nous avons reçu pourtant en septembre 2014 un courrier de la mairie nous informant que nous aurons plus la possibilité de camper en 2015. Pourquoi un tel changement de position malgre les propos positifs de l'association des campeurs.
Nico - le 24/11/2014 à 19:23
Bonjour
Depuis 1977 j'entends le même refrain sur non autorisé a camper mais tout de même payer redevance ordures ménagères et taxes de séjour . Nous avons le devoir de payer ces taxes mais aussi des droits ? La concertation est une bonne chose mais quand elle dure si longtemps à quoi sert elle ?
Faudra t'il faire comme les G.D.V ou les Bérets rouges pour que l'on nous entende enfin. Certaines communautes ne sont pas respectueuses des devoirs et finalement ont elles tord ?.
+ ajouter un commentaire

optionnel, pour être averti de la publication

 
 

Boutique
6 € N°171
Juillet/Août 2021

Commander
7.50 € N°176
Mai/Juin 2022

Commander

Le produit a été ajouté au panier

Voir mon panier


Rendez-vous