Courrier des lecteurs - N°119 - Novembre/Décembre 2012

Les algues sur les plages

De M. et Mme Megy, propriétaires à Saint-Pierre-d’Oléron

 

Mon mari et moi-même sommes résidents permanents à la Menounière et chaque année, comme beaucoup d’autres familles, recevons nos enfants et petits-enfants. Tout ce petit monde urbain vient se refaire une santé à l’île d’Oléron, chaque été, et reprendre des forces au bon air non pollué de l’océan. Mais, il y a un mais, car les plages de la Biroire et la Menounière sont envahies d’algues, qui pourrissent au soleil, dégageant une odeur nauséabonde, pestilentielle, à 200 m, à l’intérieur des terres. Ces murs d’algues pourrissantes fourmillent de mouches et de vers et par voie de conséquences, ces plages sont impraticables, jusqu’aux marées d’équinoxe. Non seulement  le paysage est dégoûtant, mais malsain qui plus est ! Notre côte, nos plages sont qualifiées de sauvages nous direz-vous et l’île possède d’autres plages. Mais alors que doivent faire les familles résidentielles et les touristes qui viennent en vacances dans ces hameaux tranquilles pour aller à la mer avec leurs bambins, à pied, sans être obligés de prendre la voiture, pour aller plus loin, avec la circulation infernale sur l’île en saison ? Et comment peuvent faire les personnes âgées qui ne se déplacent plus qu’à pied ? Comment est-ce possible que les plages de la Biroire et la Menounière, tout aussi belles que leurs consœurs de la Perroche ou les Sables Vigniers, elles aussi envahies par les mêmes algues, aux mêmes moments de l’année, ne soient pas nettoyées, débarrassées de leurs algues comme leurs consœurs. Nous, habitants de la Menounière sommes-nous voués à conserver une plage sale et non entretenue ? Nous savons que les anciens Oléronais prenaient, ramassaient ces algues et s’en servaient d’engrais. La passe de la Menounière était célèbre pour cela. Alors à l’heure du bio ne serait-il pas bon et meilleur de remettre cette activité à l’ordre du jour afin de joindre l’utile à l’agréable ?

 


 

Réponse de Patrick Moquay, président de la communauté de communes 

Je ne peux que inviter votre lecteur à aller naviguer sur le site internet de la communauté de communes (www.cdc-oleron.com) rubrique «espaces naturels». S’agissant de l’utilisation des algues en amendement organique par l’agriculture, une phase de test avec suivi agronomique est en cours depuis cet été et les conclusions ne seront disponibles qu’après 3 ans d’expérience. D’ores et déjà, cette collecte qui nécessite d’être très réactif (les algues doivent être fraîches de 24 heures) pour les collecter et les remonter en haut de plage pour laisser l’eau salée s’écouler avant de les reprendre et les livrer le jour suivant sur le champ. Les algues fraîches doivent ensuite être immédiatement enfouies dans le sol par l’agriculteur. Le coût de ces opérations est important (par comparaison avec un compost végétal ou un amendement de synthèse) et génère des dommages sur les plages de collecte (déstabilisation du sable). Pour l’heure et dans la mesure où ce phénomène est naturel nous ne pouvons qu’inviter les usagers du littoral à patienter jusqu’à la prochaine «maline».

 
Commentaires des internautes
Stef - le 07/07/2014 à 17:10
A force de vouloir rendre l'ile sauvage, elle va se vider de ces touristes.
Sans doute le but recherché mais qui va faire vivre l'ile ?

Vu les sommes collectées via les taxes de séjour, je suis sûr qu'il existe des moyens de contenter tout le monde.

J'y retourne cette année mais si la plage est impraticable à cause des algues, ce sera la dernière fois.

Georger Anne - le 04/07/2020 à 12:47
Bonjour.
Nous venons depuis quelques années passer nos vacances sur l’île, Nous avons des amis du sud qui sont venus s’´y installer nous venons de préférence hors saison, fin juin ou mi septembre , Nous sommes déjà venu en Juillet mais, étant touriste aussi je ne veux pas les critiquer’, mais souvent ils sont irrespectueux. Les algues ne nous dérangent pas du tout, ni même l’odeur, nous vivons en Alsace et à la campagne ,nous avons aussi de fortes odeurs . Laissez votre île comme elle est avec ses odeurs son, charme, il y a des plages où on peut aller se baigner, et nous adorons rester sur la plage admirer ce magnifique panorama . Les algues sont un phénomène naturel et disparaissent vite . Merci à l’île est ses résidents de nous accueillir, vous êtes dans un paradis .
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Courrier des lecteurs
Lydie Scolaro, propriétaire à Dolus, réagit à notre article concernant l’association «Protégeons la Rémigeasse» dans notre dernier numéro.

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