Livres - N°155 - Novembre/Décembre 2018

Livres et calendriers

A vélo

«L’île d’Oléron ne se dévoile qu’à ceux qui prennent le temps», nous dit Philippe Lafon, l’historien (voir JdP n° 153) auteur de ce petit guide, en introduction de l’ouvrage. Et quoi de mieux pour cela que de le faire à vélo, voire à pied ? C’est ce qu’il nous propose avec 18 circuits : quatorze boucles de 8 à 22 km, deux circuits empruntant le bateau pour relier le continent et deux circuits à faire à pied ou à vélo au Château et à Saint-Pierre.

Pour chaque itinéraire, le parcours est précisément décrit et accompagné d’une carte précise et de photos de lieux à ne pas manquer. L’historien y ajoute souvent des informations, comme pour la citadelle du Château, les fours à pain, fort Boyard, Aliénor d’Aquitaine, le prieuré de la Perroche… Ceux qui pensaient bien connaître l’île peuvent encore en apprendre.

Balades à vélo sur l’île d’Oléron, Philippe Lafon, éd. Sud Ouest, 56 pages, 6,50 €

 

Guide souvenir

Ce petit guide sur l’île permet d’emporter avec soi un souvenir du territoire ou de le faire découvrir rapidement aux visiteurs. L’auteur, Michel Garnier, passionné d’histoire et d’archéologie, prend le parti d’orthographier Oleron (sans accent sur le e), pour «respecter la tradition». Il aurait même pu écrire «Olleron», l’orthographe originelle dont il explique les étymologies possibles en début d’ouvrage. L’auteur revient également sur l’histoire de chaque village et celle de l’île en général. Il évoque ensuite la gastronomie, les balades, les écluses et les salines. Le tout est agrémenté de belles photographies de Pascal Moulin.

Ile d’Oleron, guide de visite, Michel Garnier, éd Sud Ouest, 40 pages, 6,50 €

 

Des illustrations pour 2019

Les calendriers de 2019 sont sortis. 

On peut acheter dès maintenant ceux – muraux – édités par La Geste pour deux raisons : ils comprennent 16 mois (de septembre 2018 à décembre 2019) et ils mettent en avant de magnifiques photos de l’île d’Oléron pour l’un et du département de la Charente-Maritime pour l’autre, dans un grand format. Côté pratique, phases de la lune, vacances scolaires et fêtes sont indiquées.

Chez l’éditeur Glénat, on s’attache les services du dessinateur très réputé Jean-Benoît Héron (voir JdP n° 150) pour représenter pas moins de 52 phares français, un par semaine, du nord au sud du pays, en passant par la Corse et les Antilles, accompagné de sa fiche technique. La réalisation du calendrier – à poser – est impeccable. Une annexe propose des informations complémentaires sur l’histoire des phares, leur fonctionnement, etc.

Oléron, calendrier 2019 et La Charente-Maritime, calendrier 2019, éd. La Geste, 9,90 € chacun

Phares de France, Jean-Benoît Héron, éd. Glénat, 128 pages, 15 €

 

Tout sur Chassiron

L’Oléronais Dominique Abit propose un petit guide très complet sur le phare de Chassiron et son environnement. Il débute par l’histoire du bâtiment. On y apprend que si la première pierre du phare actuel a été posée en 1834, c’est dès 1685 qu’une tour est érigée afin de sécuriser le passage du pertuis d’Antioche. Sont ensuite expliqués la portée du phare, les différentes techniques successives des feux, le rôle de l’optique… Le tout agrémenté de nombreuses illustrations, photos, schémas ou encore documents d’archives. La création du jardin au pied du phare en 2007 fait aussi l’objet de tout un chapitre. Il y est décrit dans le détail : composition des parcelles qui le composent, cépages des vignes présentes, insectes que l’on peut observer. Le guide se termine sur des photos et cartes postales anciennes et des vues aériennes spectaculaires actuelles.

Chassiron, Dominique Abit, éd. La Geste, coll. Je découvre, 56 pages, 4,90 €

 

Aunis-Saintonge romane

L’art roman fait partie du paysage typique de la Charente-Maritime. Il est très représenté en Aunis (entre le marais Poitevin et l’embouchure de la Charente) - Saintonge (entre la baie de l’Aiguillon et l’embouchure de la Gironde). Il représente une période qui s’étend du xe au xiie siècle. Ce petit guide revient sur son histoire et ses lieux les plus représentatifs, pas tous très connus. Architecture caractéristique, décors peints et sculptés, clochers… les auteurs reviennent sur tous ces détails qui font la richesse de cette période. Des circuits sont proposés en fin d’ouvrage, dont par exemple deux autour de la Seudre : Saujon, Corme-Ecluse, Thaims, Rioux, Rétaud, Saint-Romain-de-Benet (42 km) et Saint-Sulpice-de-Royan, Breuillet, Vaux, Talmont (32 km).

L’art roman en Aunis-Saintonge, Catherine Dumas, Philippe Laugrand et Eric Signorino, éd. La Geste, coll. Je découvre, 56 pages, 5,50 €

 

Observer les oiseaux

Comme le dit Thomas Brosset, journaliste à la retraite et photographe, l’auteur de ce livre, la Charente-Maritime, par son alternance de biotopes (mer, estran, marais, prairies, bois), est le terrain idéal pour partir à la découverte des oiseaux. Les observer, c’est les voir voler ou se nourrir. C’est aussi reconnaître leur chant.

L’auteur nous indique ainsi où les observer voler, où les voir dans les marais ou encore comment ils se nourrissent. Au-delà des textes très instructifs, ce sont les photos de Thomas Brosset qui interpellent, telle cette prise de bec entre aigrettes garzettes, ce héron cendré venant de pêcher une anguille enroulée autour de son bec ou ces petites échasses accompagnant leur mère et semblant si fragiles. La seconde partie du livre est consacrée à des fiches pratiques sur les oiseaux que l’on peut observer : description, caractère, voix, lieux de présence dans le département, les indications sont très précises. Ce livre est aussi un hommage au travail des anges gardiens des oiseaux, tels que les bénévoles de la Ligue pour la protection des oiseaux.

Oiseaux du littoral charentais, Thomas Brosset, éd. La Geste, 96 pages, 15 €

 

Doisneau à la mer

Associez un photographe de talent – Robert Doisneau –, un thème qui fait rêver – la mer – et un éditeur qui soigne ses réalisations – Glénat –, et forcément au final vous obtiendrez un beau livre. 

L’ouvrage regroupe des prises de vue que Robert Doisneau a réalisées à la mer pour des reportages, des commandes publicitaires ou des vacances en famille. On y découvre des séries complètes sur la pêche au thon à Saint-Jean-de-Luz en 1952, la pêche aux sardines à La Turballe en 1956, les quais de Marseille ou encore le chantier de récupération des épaves de Toulon. On découvrira de nombreux clichés, comme le quai de déchargement de Rochefort en 1967, les vacances sur les plages de l’île de Ré entre barbelés et débris de guerre en 1945, le phare de Cordouan en 1959…

Angelina Meslem, historienne de la photographie, revient sur les débuts du photographe et explique que, à ses 17 ans, l’entourage de Doisneau pensait qu’il gâchait de la pellicule avec ses premiers clichés. La suite de ce très beau livre à la réalisation impeccable nous prouve évidemment le contraire.

Allons voir la mer avec Doisneau, Angelina Meslem et l’Atelier Robert Doisneau, éd. Glénat, 224 pages, 35 €

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